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Les autres

 

 

Considérés parfois comme la source de tous nos maux. Ils nous permettent en réalité de prendre conscience des points que l’on doit encore travailler en nous.

« On m’a fait ça ! », cette petite phrase, qu’on a tous prononcé un jour, est révélatrice de notre façon de voir la réalité et de notre rapport aux autres. Lorsqu’on pense qu’une personne « nous » fait quelque chose, cela signifie que l’on se place au centre de son monde.

Comme si nous étions au cœur de ses préoccupations et qu’il agissait en ayant conscience de tout ce que ses actes impliquent pour nous. Alors qu’en réalité, la majorité d’entre nous vivons en se plaçant au centre de l’univers.

Nous prenons personnellement les évènements extérieurs, comme s’ils nous étaient adressés.

Alors qu’il n’en est rien. Chacun vit dans sa propre réalité et agit en fonction de ses motivations, de ses émotions du moment, mais aussi de ses conditionnements. Ceci est lié au second accord toltèque évoqué par Don Miguel Ruiz : « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». Cette parole pleine de sagesse, évoque une croyance limitante qui impacte énormément notre façon de vivre et comprendre ce qui nous arrive.

Lorsqu’une personne vous parle de manière agressive, cela ne veut pas forcément dire qu’elle vous en veut à vous ou qu’elle ne vous aime pas ! Peut-être est-elle triste et en colère car en pleine rupture amoureuse ou parce que l’un de ses proches est très malade ? Je sens que vous allez me dire : « Bon d’accord, peut-être qu’elle a un problème dans sa vie, mais je n’y suis pour rien ! »

Et bien non effectivement ! Vous avez tout à fait raison : ce qui se passe pour cette personne n’a rien à voir avec vous. Mais bien souvent, le mental ne s’arrête pas là. Il commence à s’emballer en se demandant : « Pourquoi s’en prend-elle à moi personnellement ? Qu’est-ce que j’ai pu lui faire pour mériter ça ? Est-ce qu’elle me déteste ? … » Et en général vous remettez en cause toute votre personne : est-ce que c’est à cause de votre physique ? de votre personnalité ? de votre façon d’être ? Mais non !

Rappelez-vous : vous n’êtes responsable en rien de la façon dont cette personne vit les choses.

J’aimerais justement revenir sur cette notion de responsabilité. Chacun de nous est responsable de la façon dont il accueille un évènement dans sa vie. Vous pouvez réagir avec colère, avec violence, vous sentir victime de l’existence, avoir envie de vous venger, ou au contraire accueillir ce qui vous arrive dans la paix et la compassion, sans remettre en cause toute votre personne. Ceci vous appartient. Et il n’y a pas une façon de réagir qui serait mieux qu’une autre. Chacun fait ce qu’il peut en fonction de là où il en est sur son chemin de vie.

Et n’oubliez jamais que ce que vous ressentez est toujours juste, en vous, à ce moment-là de votre existence.

Il me semble que la priorité est alors d’accueillir l’émotion qui s’éveille pour entendre ce qu’elle a à vous dire. Quelle blessure a été réveillée et révélée par l’intervention d’une autre personne ? Faire ce pas de côté pour prendre conscience de ce qui se passe en vous permet ensuite de choisir comment vous souhaitez réagir ou non à ce qui vient de se passer.

Alors la prochaine fois qu’une personne fait quelque chose qui vous atteint, rappelez-vous que cela est uniquement lié à ce que celle-ci vit dans sa réalité à ce moment précis. Et peut-être, qu’une fois l’émotion passée, éprouverez-vous un peu de reconnaissance envers cette personne qui vous a permis de prendre conscience d’une ancienne blessure qui demande à gai-rire ?

 

 

Pourquoi se balader pieds nus ?

 

 

Pour ralentir son pas et redécouvrir le silence, écouter la nature sans être parasité par le bruit des chaussures : méditez en marchant !

Pour prendre le temps de marcher en conscience et ainsi préserver son corps et sa santé : renforce les muscles des pieds et donc l’équilibre et la proprioception (conscience de la position du corps), améliore la circulation sanguine (stimulation des retours veineux), meilleur amortit de la marche qui permet de préserver ses articulations (chevilles et genoux).

Pour une reconnexion sensorielle à la nature des sols et à l’énergie de la terre : humidité des cours d’eau (bien agréable lorsqu’il fait chaud !), douceur de l’herbe, courants telluriques : cultivez votre ancrage !

Et faire de belles rencontres : les animaux ne vous entendent pas arriver !

 

Alors la prochaine fois qu’un lieu paisible vous appelle, déchaussez-vous et avancez en douceur pour découvrir de nouvelles sensations et vous enraciner dans une temporalité au rythme de la nature.

 

 

Confinés ?

 

 

Les conditions sanitaires actuelles nous poussent dans nos retranchements. Les limitations s’enchaînent, ce qui peut entraîner des sentiments de colère et d’impuissance face à cette privation de libertés.

Néanmoins, j’aimerais aujourd’hui vous inviter à voir en cette période une opportunité.

Je vous propose d’observer avec attention ces murs qui vous entravent en ce moment. S’agit-il réellement de ce qui vous empêche de vous sentir bien ? Ou au contraire, sont-ils les révélateurs d’un mal-être qui s’enracine bien plus profondément en vous

Il arrive qu’au cours de son chemin de vie, on s’enferme peu à peu soi-même, sans même s’en rendre compte, dans un rôle : une façade. Créée inconsciemment en fonction de nos idéaux, de nos croyances, de notre éducation, nous nous sommes éloignés de notre véritable nature. Nous déformant alors pour rentrer dans le moule attendu par la société. Ceci a cultivé en nous un sentiment de tristesse, une perte de confiance en soi, mais aussi des peurs. Nombre de ces ressentis sont liés à cette coupure de notre essence première.

En devenant adulte, nous ne prenons plus au sérieux cette partie en nous-même qui découvre le monde en s’émerveillant, qui possède un savoir instinctif et un imaginaire sans bornes.

En n’écoutant plus cette petite voix intérieure, nous perdons un morceau d’âme : nous ne nous sentons plus légitime à être et à demeurer qui nous sommes réellement.

Ce confinement révèle alors cette fuite de nous-même que nous pratiquons depuis des années. Pourquoi sommes-nous si malheureux de nous retrouver face à notre propre reflet ? Celui-ci dénonce-t-il la bulle de protection que nous avons créée pour nous protéger en nous conformant au monde extérieur ? Protection qui s’est peu à peu transformée en prison de verre.

Et si on sortait de nos bulles : qu’on arrêtait de se présenter au monde par des reflets de nous-même, mais plutôt en révélant notre véritable essence ?

Osez, soyez vous-même.

 

 

Quand la remise en cause des liens sociaux nous encourage à réinterroger notre rapport au monde

 

 

Dans un monde où tous nos repères changent, il devient plus qu’urgent de se recentrer en soi, pour ne pas sombrer dans la peur ambiante.

La distanciation sociale change notre perception des liens humains.

Nous sommes contraints de nous recentrer sur ce qui est essentiel pour nous, en nous libérant du superflu. Si cette évolution des rapports humains possède bien évidemment sa part d’ombre par les manques qu’elle engendre (rencontres, culture…), il me paraît intéressant d’y voir une opportunité.

La raréfaction des rencontres permet de renforcer leur importance. Notre investissement dans ces échanges qui ne sont plus considérés comme anodins, s’est profondément modifié. Si nombre d’entre nous sont passés par la peur et l’angoisse de la contamination, nous avons aussi l’occasion d’expérimenter la mise à l’épreuve de notre rapport aux autres.

Est-ce que certaines personnes nous manquent ? D’autres pas ? Réalise-t-on que certains liens sont toxiques pour nous ? Un tri est-il en train de s’opérer dans notre cercle ? Éprouver le manque d’un autre permet de réaliser l’importance que celui-ci a pour nous.

La mise à distance imposée permet de sortir des schémas automatiques dans lesquels on avait pu s’enfermer. La remise en question brutale de nos routines quotidiennes, peut être vue comme une occasion de les réinterroger. De quoi avons-nous réellement besoin pour nous sentir bien ?

Pourquoi ne pas se centrer sur les ouvertures rendues possibles par ces fermetures à l’extérieur de nous-même ?

Le recentrement sur soi imposé cette année est l’occasion pour chacun d’entre nous d’apprendre à se connaître plus en profondeur. On ne peut plus fuir ses problèmes en s’éparpillant à l’extérieur de soi. C’est alors l’occasion de faire face à ses propres ombres pour les apprivoiser et ne plus se laisser diriger par ces peurs.

L’enjeu aujourd’hui est de rencontrer sa propre puissance et nous pouvons considérer que cette transition est facilitée par l’éloignement des normes sociales imposé par la crise actuelle. Cette confrontation à soi-même est l’occasion de découvrir son plein potentiel : ses points d’appui et ses forces, tout en prenant conscience de ses fragilités.

Ce bouleversement de notre vie quotidienne est une invitation à retrouver du sens en chacun de nos actes.

Réaligner nos choix de vie en fonction de nos valeurs est nécessaire pour avancer sereinement et en paix. D’où l’importance de redevenir acteur de sa vie pour ne plus avoir l’impression de subir un quotidien qui ne nous correspond plus. Se reposer la question du sens dans son parcours de vie, son rapport aux autres, son lien à la nature, sa spiritualité, dans ce climat où nos repères antérieurs s’effondrent permet d’envisager un avenir plus harmonieux.

Nous pouvons considérer ces limitations dans notre quotidien comme une opportunité de ralentir notre rythme de vie parfois effréné. C’est une chance de recentrer davantage notre conscience en nous-même, de ne plus s’éparpiller dans tout ce que l’on a à faire, de ne plus vivre dans le futur ou le passé tout en s’éclipsant de notre présent.

Je vous propose donc de saisir profondément cet instant présent : de le savourer, le goûter, le toucher du doigt et ainsi de bien entendre son message. Qu’est-ce qui vous guide aujourd’hui ? Qu’est-ce qui est important pour vous ? Suivez-vous des valeurs qui vous appartiennent réellement ?

Il est l’heure de devenir votre propre guide, en suivant votre rythme, vos intuitions et ce qui vous anime de l’intérieur.